Les éléments présents dans les précédents recueils de Milosz, les thèmes, interrogations, révoltes, refus, tissent la trame des poèmes de ces deux derniers recueils poussant jusqu’à l’extrême l’exigence de vérité, de sincérité, la tentative de désigner le monde dans son inépuisable richesse, l’énigme du mal et du bien, ce que l’existence recèle d’inconnaissable.

“Comme la vie est étrange, incompréhensible ! J’ai le sentiment de revenir d’un long voyage,  la vie, essayant de me souvenir où j’ai été et ce que j’ai fait. Je n’y parviens pas, et encore plus difficile est de se voir soi-même  là-bas. J’avais des intentions, des motivations, prenais des résolutions, accomplissais quelque chose, mais de loin cet homme apparaît comme un être irrationnel et absurde. Tout à fait comme s’il n’agissait pas mais était agi par les forces qui le meuvent. Car enfin il a écrit de nombreux livres, eux sont ici, lui là-bas, et comment entre lui et eux établir un fil de continuité ?

Dans ma réflexion sur la vie-voyage douloureusement me taraude l’impossibilité de répondre à la question du fondement et du sens de ma propre personne. Obscur pour moi-même, je cherche à élucider qui je fus pour les autres, particulièrement pour les femmes auxquelles j’étais lié par des liens d’amitié ou d’amour. Mais à présent nous ressemblons à un théâtre de marionnettes endormi, dont les poupées gisent à plat dans l’embrouillamini de leurs ficelles, incapables de donner une idée de ce que fut le spectacle.”

(« Après un long voyage », To.)

Le poète n’est pas un prophète, la prophétie (notamment celle des années 30, des catastrophistes) a été accomplie, la tragédie humaine a eu lieu. Cela est dit dans « Chanson de la fin du monde » (« Piosenka o koncu swiata »), Le Salut (Ocalenie).

Seul un petit vieux qui serait prophète,

–          Mais il a choisi un autre métier –

Tout en liant ses tomates, répète :

« Il n’y aura pas d’autre fin du monde

D’autre fin du monde, il n’y en aura pas.

Le poète peut seulement éveiller, éclairer le chemin puisqu’il a reçu un don refusé à la majorité des humains, notamment en retrouvant et en redonnant en partage aux hommes le sens du langage, le sens de l’existence. Mission de la poésie, témoigner du monde, affirmer le sens.  Dans cette perspective, Milosz va à l’encontre des mouvements poétiques et intellectuels contemporains, ce qui expliquerait peut-être sa difficile réception en France. Ce sujet nécessite d’amples recherches et je ne le développerai pas ici. La dimension eschatologique de la poésie de Milosz s’impose dans ses derniers poèmes, comme autrefois dans le poème « Rue Descartes », en rapport avec le sentiment de la faute à racheter.  Le poème se présente ici comme le lieu où s’accomplit un examen de conscience, dans la proximité d’un seuil à franchir vers un autre espace, inconnu, une autre dimension. Le poème opère comme un éveil de la conscience par laquelle l’existence humaine accède à une dimension métaphysique. C’est cette dimension que réaffirme ce cycle de poèmes (cf. « Oublie », « Zapomnji »).

L’ensemble des poèmes compose une prière autant en rapport avec son « eschatologie intime », ses dilemmes personnels, comme l’écrit Maria Delaperrière dans son ouvrage La littérature polonaise à l’épreuve de la modernité (p. 33) qu’avec la question plus large du sens de l’existence humaine, des actions des hommes. La prière, comprise comme moment d’intense concentration donne à entendre une confession (cf. « Description honnête de soi-même ». « Uczciwe opisanie samego siebie ») prononcée au seuil de l’autre espace, « l’espace second », au terme proche d’une longue vie, un long voyage.

La traduction de Druga Przestrzen par Espace second m’incite à un questionnement. En effet second a de multiples sens en français et il apparaît ici que l’espace auquel se réfère le poète est un espace encore inconnu qui s’ouvre à lui tandis qu’il franchit les frontières de l’espace qu’il a exploré toute sa vie durant au sein de sa quête poétique. Il s’agit bien d’une autre dimension, cette dimension à laquelle le poète rêvait d’accéder au moyen de sa langue.  Le rapport entre les deux recueils Cela et Espace second indique comme un passage de cette vie qu’il a tant chantée, célébrée, interrogée et qu’il s’apprête à quitter pour un ailleurs, une autre dimension de l’existence.  J’emploie le mot « chant » à dessein, car le poème de Milosz, d’une haute teneur philosophique est d’abord un chant, qui puise à la syntaxe classique, à la langue populaire, au verset biblique et au langage prosaïque. Dans son « ars poetica », la recherche d’une forme plus ample qui ne serait ni tout à fait poésie ni tout à fait prose, cette forme qui inclut une multiplicité de formes, s’inscrit dans la recherche d’un chant accessible au grand nombre et non à une élite privilégiée. Le poète écrit ses poèmes pour la communauté des humains. A-t-il été compris ? Cela reste une question.

La tâche du traducteur, qui est le lecteur et le passeur, sera de recréer un rythme multiforme, de restituer la polyphonie du poème. Etre à l’écoute de la voix du poète, des voix qui parlent dans le poème. Il est intéressant de noter à ce propos un retour à l’oralité en France et dans de nombreux pays d’Europe où cette tradition se mourait depuis longtemps.

Espace second (l’autre dimension) propose une réflexion sur l’espace et le temps en tant que paramètres du réel. En effet, si la poésie a pour tâche ou mission (voir l’influence du romantisme) de rendre compte de la réalité dans sa totalité complexe, dans sa diversité, se pose le problème de définir la réalité. Plus poussée encore dans ce recueil se développe l’interrogation sur l’existence du mal menée dans les recueils précédents, interrogation qui se déploie dans des poèmes polyphoniques, dialogiques.  Dans ce recueil de conclusion, on perçoit les tensions dans lesquelles se forme la parole poétique pour formuler un ultime questionnement qui restera sans réponse mais aura été posé. Le questionnement sans fin, la question infinie renvoient à l’image cyclique déjà présente dans le poème « Hymne » un dialogue infini avec Dieu, se répétant inlassablement de même que le cycle de la nature, la naissance et la mort. Dans son caractère énigmatique, « Hymne » ressemble à l’Ecclésiaste , parole cyclique évoquant l’éternel retour, le silence de Dieu et peut-être l’absurde de la condition humaine.

[…]

Moi, fils du terreau noir, au terreau je retourne

Comme si cette vie n’avait pas existé,

Comme si les mots et les chants n’avaient jamais été

L’œuvre de mon cœur, de mon sang, de ma durée,

Mais de quelque voix inconnue qui n’est de personne.

[…]

Comme la vague lourde, je me briserai  sur ses rivages

Et je retournerai dans l’espace de l’eau éternelle

Pendant qu’une vague nouvelle recouvrira ma trace de son écume.

Clin d’œil paradoxal à l’absurde, de la part de Milosz ? Expression de déchirements de l’esprit face à l’énigme de l’existence ? Les derniers poèmes de Milosz, dont une partie n’est pas encore traduite en français, offrent une ultime célébration de la vie dans sa diversité, sa matérialité, mais aussi l’examen de conscience d’un poète soucieux tout au long de son œuvre de souligner la dimension métaphysique de l’existence humaine, d’interroger sa condition d’être humain en s’appuyant sur son héritage culturel universel et de donner du sens à la vie transitoire. La forme poétique plus ample s’élabore, se travaille dans une tension entre l’héritage romantique, la nécessité de renoncer au ton prophétique, l’impératif d’inventer un nouveau langage pour évoquer, pour dire la modernité. En ce sens, Cela et Espace second sont une cristallisation de la recherche philosophico-éthico-poétique de Milosz.

Partie I: http://www.patriciatenorio.com.br/?p=3208

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Née en Tunisie, Isabelle Macor-Filarska vit en France. Elle a fait de nombreux séjours à l’étranger, en Grande-Bretagne, URSS, Israël, au Maroc, et notamment en Pologne où elle a  effectué une partie de ses recherches littéraires sur la poésie polonaise contemporaine. (Après avoir suivi des études de littérature anglo-américaine et de lettres modernes et linguistique,) elle a soutenu  en 1993 une thèse de Doctorat en littérature comparée, à l’Université de la Sorbonne. Cette thèse, intitulée  Poésie polonaise et poésie française d’après-guerre : deux concepts de la réalité,  autour d’une figure centrale, Czeslaw Milosz, est parue aux Presses de l’Université de Lille III. Professeur de langue et littérature françaises à l’Ecole Internationale de l’Alliance Française de Paris (depuis 1984) où elle a créé un Atelier de littérature-écriture, elle a aussi assumé une charge de cours en littérature comparée à l’Université de Saint-Quentin-en-Yvelines et anime des séminaires de traduction, donne des conférences et des récitals de poésie, accompagnée de musiciens. Traductrice de poésie polonaise contemporaine, elle a publié des poèmes de Halina Poswiatowska, Ewa Lipska, Wislawa Szymborska, Czeslaw Milosz, Miron Bialoszewski, Maciej Niemiec, Urszula Koziol, etc. , traduits avec la collaboration de Grzegorz Splawinski, dans de nombreuses revues de poésie (Le Nouveau recueil, PO&SIE, Plein Chant, Passage d’encres, Pleine Marge, Voix d’encre, Encres Vagabondes, Arsenal, Grèges, etc.) ainsi que des recueils de poèmes d’Ewa Lipska, Halina Poswiatowska, Wislawa Szymborska, aux éditions L’Ancrier, Strasbourg, 1996, La Maison du Nord/Pas-de-Calais, Beuvry, 1995 et 2004,  Wydawnictwo Literackie Cracovie, 1998, Caractères, Paris, 2004.  Elle a participé au Panorama de la poésie polonaise contemporaine publié en juin 2000 par les éditions Noir sur Blanc, Paris. En 1999, elle a obtenu une bourse de traduction du Centre National du Livre. Elle vient de publier chez Aubier (Flammarion), Paris, collection historique, septembre 2006, une traduction en collaboration avec Agata Kozak, d’un ouvrage d’histoire médiévale : l’Europe des Barbares, de Karol Modzelewski. Pour contactez : isabelle.macorfilarska@gmail.com  et http://sites.google.com/site/macorfilarska

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A poesia de Milosz na França

Isabelle Macor-Filarska*

Tradução: Patricia Tenório

Revisão: Ana Lucia Gusmão/Sandra Freitas**

 

Parte II

 

Os elementos presentes nas coletâneas anteriores de Milosz, os temas, as interrogações, revoltas, recusas, tecem a trama de poemas dessas duas últimas obras, impelindo até o extremo a exigência da verdade, da sinceridade, a tentativa de desenhar o mundo na sua inesgotável riqueza, o enigma do mal e do bem, o que a existência contém do desconhecido.

“Como a vida é estranha, incompreensível! Tenho o sentimento de retornar de uma longa viagem, a vida, tentando me lembrar onde estive e o que fiz. Eu não consigo alcançar, ainda mais difícil é ver a si mesmo ali. Eu possuía intenções, motivações, tomava resoluções, realizava qualquer coisa, mas de longe este homem aparecia como um ser irracional e absurdo. De fato, como se ele não agisse, mas tivesse agido pelas forças que o movem. Porque enfim ele escreveu numerosos livros, eles estão aqui, ele, lá; e como entre ele e eles estabelecer um fio de continuidade?

Na minha reflexão sobre a vida-viagem, dolorosamente me aborrece a impossibilidade de responder à questão do fundamento e do sentido de minha própria pessoa. Obscuro por mim mesmo, procuro elucidar quem eu fui para os outros, particularmente para as mulheres às quais estava ligado por elos de amizade ou de amor. Mas hoje nos parece com um teatro de marionetes adormecido, cujos bonecos deitam na confusão de suas cordas, incapazes de dar uma ideia do que foi o espetáculo.”

(“Após uma longa viagem”, To.)

O poeta não é um profeta; a profecia (notadamente aquela dos anos 1930, das catástrofes) foi cumprida, a tragédia humana teve lugar. Isso foi dito em Canção do fim do mundo (Piosenka o koncu swiata ), O Olá (Ocalenie).

Somente um pequeno velho que seria profeta

– Mas ele escolheu um outro métier –,

Ao cuidar de seus tomates, repete:

“Não haverá outro fim do mundo      

Outro fim do mundo não o haverá.”

O poeta pode somente despertar, iluminar o caminho, visto que ele recebeu um dom negado à maioria dos homens, notadamente reencontrando e doando novamente em partilha a estes o senso da linguagem, o senso da existência. Missão da poesia, testemunhar o mundo, afirmar o sentido.  Nessa perspectiva, Milosz vai ao encontro de movimentos poéticos e intelectuais contemporâneos, o que explicaria talvez sua difícil recepção na França. Esse sujeito necessita de amplas buscas, e eu não o desenvolverei aqui. A dimensão escatológica da poesia de Milosz se impõe nos seus últimos poemas, como anteriormente no poema Rua Descartes, em relação ao sentimento de falta a resgatar.  O poema se apresenta aqui como o lugar em que se executa um exame de consciência, na proximidade de uma fronteira a atravessar ao encontro de outro espaço, desconhecido, outra dimensão. O poema opera um despertar da consciência pela qual a existência humana acessa uma dimensão metafísica. É essa dimensão que reafirma o ciclo de poemas (cf. Esquecimento, “Zapomnji ).

O conjunto de poemas compõe uma prece tanto em relação à sua “escatologia íntima”, seus dilemas pessoais, como o escreve Maria Delaperrière na sua obra A literatura polonesa à prova da modernidade (p. 33), quanto com a questão maior do sentido da existência humana, das ações dos homens. A prece, compreendida como momento de intensa concentração, leva a escutar uma confissão (cf. Descrição honesta de si mesmo, Uczciwe opisanie samego siebie) pronunciada na fronteira de outro espaço, “o espaço segundo”, ao término próximo de uma longa vida, uma longa viagem.

A tradução de Druga Przestrzen para Espaço segundo me incita a um questionamento. Na verdade, segundo tem múltiplos significados em francês e parece aqui que o espaço a que se refere o poeta é um lugar ainda desconhecido, que se abre para ele ao mesmo tempo em que atravessa as fronteiras do espaço que explorou toda a sua vida durante a sua busca poética. Trata-se mesmo de outra dimensão, a qual o poeta sonhava acessar na sua língua. A relação entre as duas coletâneas Aquilo e Espaço segundo indica uma passagem dessa vida que ele tanto cantou, celebrou, interrogou e que tratou de abandonar por outro lugar, outra dimensão da existência.  Emprego a palavra “canto” como um projeto, porque o poema de Milosz, de alto teor filosófico, é acima de tudo um canto, que desenha à sintaxe clássica, à língua popular, ao verso bíblico e à linguagem prosaica. Na sua ars poetica, a busca de uma forma mais ampla, que não seria nem absolutamente poesia nem absolutamente prosa, que inclui uma multiplicidade de formas, se inscreve na busca de um canto acessível à grande massa e não a uma elite privilegiada. O poeta escreve seus poemas para a comunidade de humanos. Terá sido ele compreendido? Permanece a questão.

A tarefa do tradutor, que é o leitor e barqueiro, será de recriar um ritmo multiforme, de restituir a polifonia do poema. Estar à escuta da voz do poeta, das vozes que falam no poema. É interessante notar-se um retorno à oralidade na França e nos numerosos países da Europa onde esta tradição se extinguiu há muito tempo.

Espaço segundo (a outra dimensão) propõe uma reflexão sobre o espaço e o tempo como parâmetros do real. Na verdade, se a poesia tem por tarefa, ou missão (ver a influência do romantismo), dar conta da realidade na sua totalidade complexa, na sua diversidade, coloca-se o problema de definir a realidade. Mais impelida ainda nessa coletânea se desenvolve a interrogação sobre a existência do mal, conduzida nas coletâneas anteriores, interrogação que se desdobra nos poemas polifônicos, dialógicos. Nessa coletânea de conclusão, percebemos as tensões nas quais se forma a palavra poética para formular um questionamento final, que permanecerá sem resposta, mas terá sido proposto. O questionamento sem fim, a questão infinita retorna, à imagem cíclica já presente no poema “Hino”, um diálogo infinito com Deus, repetindo-se incansavelmente da mesma maneira que o ciclo da natureza, o nascimento e a morte. No seu caráter enigmático, “Hino” se parece com Eclesiastes, palavra cíclica evocando o eterno retorno, o silêncio de Deus e talvez o absurdo da condição humana.

[…]

Eu, filho do solo negro, ao solo eu retorno     

Como se esta vida não houvesse existido,

Como se as palavras e os cantos não houvessem jamais sido

A obra de meu coração, de meu sangue, de minha duração,

Mas de alguma voz desconhecida que não é de ninguém.

[…]

Como a onda pesada, eu me quebrarei sobre os seus rios

E retornarei no espaço da água eternal            

Enquanto uma onda nova recobrirá meu rastro de sua espuma.

Piscada de olhos paradoxal ao absurdo da parte de Milosz? Expressão de desilusões do espírito em face do enigma da existência? Os últimos poemas de Milosz, dos quais uma parte não está ainda traduzida para o francês, oferecem uma celebração final da vida na sua diversidade, sua materialidade, mas também o exame de consciência de um poeta preocupado, durante toda a sua obra, em sublinhar a dimensão metafísica da existência humana, em interrogar sua condição de ser humano, se apoiando sobre sua herança cultural universal e em dar um sentido à vida transitória. A forma poética mais ampla se elabora, se trabalha numa tensão entre a herança romântica, a necessidade de renunciar ao tom profético, o imperativo de inventar uma nova linguagem para evocar, para dizer a modernidade. Nesse sentido, Aquilo e Espaço segundo são uma cristalização da busca filosófico-ético-poética de Milosz.

Parte I: http://www.patriciatenorio.com.br/?p=3208

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* Nascida na Tunísia, Isabelle Macor-Filarska vive na França. Teve numerosas passagens no estrangeiro (Grã-Bretanha, URSS, Israel, Marrocos), notadamente na Polônia, onde efetuou uma parte das suas pesquisas literárias sobre a poesia polonesa contemporânea. Após ter feito estudos de literatura anglo-americana e letras modernas e linguística, defendeu, em 1993, uma tese de doutorado em literatura comparada na Universidade de Sorbonne. A tese, intitulada Poesia polonesa e poesia francesa do pós-guerra: dois conceitos da realidade em torno de uma figura central, Czeslaw Milosz  foi publicada pela Universidade de Lille III. Professora de língua e literatura francesas na Escola Internacional da Aliança Francesa de Paris (desde 1984), onde criou um ateliê de literatura escrita, ela também ministra cursos em literatura comparada na Universidade de Saint-Quentin-en-Yvelines, seminários de tradução e dá conferências e recitais de poesia, acompanhada de músicos. Tradutora de poesia polonesa contemporânea, publicou poemas de Halina Poswiatowska, Ewa Lipska, Wislawa Szymborska, Czeslaw Milosz, Miron Bialoszewski, Maciej Niemiec, Urszula Koziol etc., traduzidos com a colaboração de Grzegorz Splawinski, dentro de numerosas revistas de poesia (Le Nouveau Recueil, PO&SIE, Plein Chant, Passage d’Encres, Pleine Marge, Voix d’Encre, Encres Vagabondes, Arsenal, Grèges etc.), assim como coletâneas de poemas de Ewa Lipska, Halina Poswiatowska, Wislawa Szymborska, nas edições L’Ancrier, Strasbourg, 1996, La Maison du Nord/Pas-de-Calais, Beuvry, 1995 e 2004,  Wydawnictwo Literackie Cracovie, 1998, Caractères, Paris, 2004.  Participou do Panorama da Poesia Polonesa Contemporânea, publicado em junho de 2000 pelas edições Noir sur Blanc, Paris. Em 1999, obteve uma bolsa de tradução do Centro Nacional do Livro. Publicou pela Aubier (Flammarion), Paris, coleção histórica, em setembro de 2006, uma tradução, em colaboração com Agata Kozak, de uma obra de história medieval: L’Europe des Barbares, de Karol Modzelewski. Contato: isabelle.macorfilarska@gmail.com e http://sites.google.com/site/macorfilarska

** Ana Lucia Gusmão cursou Comunicação Social, com ênfase em Jornalismo, na PUC do Rio de Janeiro. Alguns anos depois, fez pós-graduação em Língua Portuguesa e há cerca de 10 anos entrou para a área editorial, fazendo revisão e copydesk para várias editoras cariocas. Contato: algcm.machado@gmail.com

     Sandra Freitas é formada em jornalismo pela PUC/RJ. Trabalhou sempre como redatora e revisora em jornais e agências de publicidade do Rio e da Bahia, onde morou durante muitos anos. De volta ao Rio, especializou-se em Língua Portuguesa pela Faculdade de São Bento e trabalha desde então para revistas e editoras cariocas. Contato: sandracolodetti@gmail.com