L’œuvre immense que forme la poésie de Milosz, tant par son étendue dans le temps que par  la diversité des thèmes, des genres, comme le souligne Marie Bouvard dans La poésie polonaise du XX° siècle, Voix et visages, reste sans doute peu connue du public français bien qu’elle trouve son reflet dans plusieurs recueils traduits en français. La réception de la poésie polonaise et notamment de la poésie de Milosz reste problématique. On peut l’inscrire dans la problématique plus vaste de la place de la poésie et de la place du livre à notre époque. Toujours est-il que la connaissance mutuelle, connaissance des domaines culturels, champs littéraires, n’est pas un processus qui va de soi.  L’interrogation quant à la difficulté à imposer en France des auteurs majeurs  issus de ce que l’on a appelé « l’Autre Europe » et qui continue en un sens de l’être, demeure d’actualité. Comment comprendre l’écho relativement faible que suscite la poésie de Milosz en France, comment expliquer la méconnaissance de cette poésie du plus européen des poètes ?  Certes, plusieurs recueils parmi les plus représentatifs de l’œuvre du poète ont paru en français : Enfant d’Europe et autres poèmes, L’Age d’Homme, qui est une traduction groupée, en 1981, un an après l’attribution du prix Nobel. L’anthologie de Constantin Jelenski, parue en 1984 sous le titre Poèmes (1934-1982), composée de poèmes traduits en collaboration avec des poètes français (ne connaissant pas le polonais), Terre inépuisable, Fayard, 1989 le recueil Chroniques, Fayard, incluant Une saison et Pour Héraclite, 1990, et plus récemment Traité de théologie, Cheyne, 2003. L’œuvre traduite reste encore fragmentaire. Il y aurait à traduire une œuvre plus complète et à la faire entrer dans le patrimoine culturel vivant, les écoles, les universités, les institutions culturelles, la rendre familière au public qui s’intéresse à la poésie, à la littérature, à la philosophie, la faire découvrir à ceux qui pensent que la poésie est abstraite et nécessairement hermétique. Il existe certainement un public potentiel pour la poésie de Milosz. Pourtant, elle est absente des manuels scolaires des écoliers, des lycéens et il serait intéressant de mesurer sa présence dans les programmes universitaires de Licence de lettres. Même incomplète, l’oeuvre traduite  en français constitue néanmoins un reflet précieux de la richesse de cette poésie, de sa dimension éthique et philosophique, de son engagement dans un humanisme singulier mais à portée universelle, d’une quête poétique dont la visée est la connaissance, connaissance de soi et du monde. C’est cette quête poétique et la recherche d’un langage propre à exprimer ses interrogations existentielles comme son admiration de la beauté du monde, de l’énigme que représente la vie, que je vais explorer ici.  La poésie des années 30 jusqu’aux années 90 ayant déjà été abondamment commentée, j’ai choisi de m’intéresser plus particulièrement aux derniers recueils de Milosz, Cela (To) et Espace second (Druga przestrzen).

Depuis les premiers recueils d’inspiration catastrophiste des années 30, jusqu’aux poèmes de la sagesse, en passant par les poèmes de la résistance, des poèmes de circonstance dans les années 80 et 90,les œuvres les plus abouties tels les recueils Enfant d’Europe ou Terre inépuisable, la poésie de Milosz s’inscrit dans une recherche existentielle et langagière qui ne souscrit pas aux modes, qui s’en écarte même radicalement. Ainsi Milosz sera toujours critique à l’égard des recherches purement formelles. En effet il confère à la poésie une mission, celle de témoigner (cf. Témoignage de la poésie) : témoigner de l’époque, de l’histoire, de la vie quotidienne, de la nature, des sentiments humains, des actes humains, de l’espoir et de l’inquiétude, du désastre et de l’émerveillement. Dans cette optique, le poète travaille une forme nouvelle qu’il appelle « une forme plus ample » (cf. Terre inépuisable) :

« Absorber avec les yeux l’intérieur d’une boutique de fleurs, entendre les voix des hommes, sentir sur la langue la saveur du café qu’on vient de boire. […] Je me suis multiplié, je suis en chacune et en chacun en même temps ; ma durée éphémère n’a aucun pouvoir sur moi. »

Milosz façonne un langage qui puisse rendre compte de la terre inépuisable, du monde inépuisable, de la vie inépuisable, un langage qui transforme également, dans un mouvement dialectique, dans le temps et le mouvement de sa propre transformation, celui qui le parle. Ainsi, la poésie de Milosz est non seulement une réflexion sur le monde mais aussi une réflexion sur le langage, matériau du poète. Et comment pourrait-il en être autrement puisque c’est dans et par le langage (le logos) que s’élabore un ordre du monde, et que nous pensons le monde ? Ce qui est ici évoqué, c’est, le mouvement de l’esprit, le cheminement de celui qui cherche, qui ne se fige pas dans des attitudes, des clichés, qui n’adhère pas aux modes littéraires non plus, qui prend même le risque d’écrire en un langage poétique qui résiste à son époque, s’en démarque.  Si le poète est membre « d’une troupe nomade » (cf. le poème « Compte rendu » (« Sprawozdanie »), Na Brzegu rzeki (Au bord du fleuve)  en mouvement, j’ajouterais que le traducteur, dont le matériau est également le langage, est lui aussi membre d’une troupe nomade, en tant que passeur, voyageur, inventeur d’un texte qui existe déjà dans une langue mais qu’il faut réinventer dans une autre langue, se tenant dans une proximité fraternelle au texte d’origine, mais gardant la juste distance pour en restituer tous les sens et le rythme. Le traducteur, en transposant le poème, fait voyager le poème, invente à son tour une langue. Il introduit le poème dans une communauté humaine plus large que la communauté nationale. Pour Milosz, cette idée d’une large communauté humaine était essentielle.

Cette réflexion sur le langage, toutefois, n’adopte pas la forme d’un traité théorique abstrait. Elle se traduit très concrètement dans les poèmes, par une attention soutenue au monde sensible, à la singularité des êtres et des choses.  « La forme plus ample » se déploie englobant narrations, dialogues, descriptions, convoquant l’histoire, la nature, les humains.  Elle inclut aussi bien la réflexion métaphysique que la matérialité du monde. Et dans sa méthode de questionnement, cette poésie apparaît polyphonique : le poème est le lieu où se développe un questionnement existentiel, une remise en question des affirmations, des idées tout faites, des clichés, des intolérances, le lieu où se travaille la connaissance.

Les deux recueils que j’ai mentionnés, Cela (To) et Espace second (Druga przestrzen), poèmes de la sagesse, sont l’accomplissement d’une quête poétique tournée tout entière vers l’espoir de retrouver du sens, le sens, à une époque et dans une civilisation qui a mis à mal le sens après avoir bafoué les valeurs de la culture européenne. (Je fais référence aux horreurs de la guerre qui ont durablement marqué la conscience du poète et ont laissé leur empreinte dans la culture, dans la mémoire non seulement européenne, mais mondiale). D’où, dans ces poèmes d’une grande intensité et d’une grande clarté, la place dévolue à la mémoire, à l’histoire, l’insistance sur le  fil qui relie les  générations, les actions humaines, la tentative de trouver un fil directeur, une direction à l’existence humaine, en dépit du chaos, contre l’incohérence du monde, contre l’absurde et le sentiment de l’absurde auquel on peut être tenté d’adhérer.

Un tel traité un jeune homme ne l’écrira pas.

Je ne crois pas cependant qu’il lui soit dicté par la peur de la mort.

Il est (…) un adieu à la décadence

Dans laquelle est tombée la langue de mon époque.

(…)

Que revienne dans notre parole la réalité

C’est-à-dire le sens,

Impossible sans point de référence absolu.

(« Un tel traité », Traité de théologie)

 

(Suite à la semaine prochaine…)

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Née en Tunisie, Isabelle Macor-Filarska vit en France. Elle a fait de nombreux séjours à l’étranger, en Grande-Bretagne, URSS, Israël, au Maroc, et notamment en Pologne où elle a  effectué une partie de ses recherches littéraires sur la poésie polonaise contemporaine. (Après avoir suivi des études de littérature anglo-américaine et de lettres modernes et linguistique,) elle a soutenu  en 1993 une thèse de Doctorat en littérature comparée, à l’Université de la Sorbonne. Cette thèse, intitulée  Poésie polonaise et poésie française d’après-guerre : deux concepts de la réalité,  autour d’une figure centrale, Czeslaw Milosz, est parue aux Presses de l’Université de Lille III. Professeur de langue et littérature françaises à l’Ecole Internationale de l’Alliance Française de Paris (depuis 1984) où elle a créé un Atelier de littérature-écriture, elle a aussi assumé une charge de cours en littérature comparée à l’Université de Saint-Quentin-en-Yvelines et anime des séminaires de traduction, donne des conférences et des récitals de poésie, accompagnée de musiciens. Traductrice de poésie polonaise contemporaine, elle a publié des poèmes de Halina Poswiatowska, Ewa Lipska, Wislawa Szymborska, Czeslaw Milosz, Miron Bialoszewski, Maciej Niemiec, Urszula Koziol, etc. , traduits avec la collaboration de Grzegorz Splawinski, dans de nombreuses revues de poésie (Le Nouveau recueil, PO&SIE, Plein Chant, Passage d’encres, Pleine Marge, Voix d’encre, Encres Vagabondes, Arsenal, Grèges, etc.) ainsi que des recueils de poèmes d’Ewa Lipska, Halina Poswiatowska, Wislawa Szymborska, aux éditions L’Ancrier, Strasbourg, 1996, La Maison du Nord/Pas-de-Calais, Beuvry, 1995 et 2004,  Wydawnictwo Literackie Cracovie, 1998, Caractères, Paris, 2004.  Elle a participé au Panorama de la poésie polonaise contemporaine publié en juin 2000 par les éditions Noir sur Blanc, Paris. En 1999, elle a obtenu une bourse de traduction du Centre National du Livre. Elle vient de publier chez Aubier (Flammarion), Paris, collection historique, septembre 2006, une traduction en collaboration avec Agata Kozak, d’un ouvrage d’histoire médiévale : l’Europe des Barbares, de Karol Modzelewski. Pour contactez : isabelle.macorfilarska@gmail.com  et http://sites.google.com/site/macorfilarska

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A poesia de Milosz na França

Isabelle Macor-Filarska*

Tradução: Patricia Tenório

Revisão: Ana Lucia Gusmão/ Sandra Freitas**

 

Parte I

 

A obra imensa que forma a poesia de Milosz, tanto por seu escopo no tempo quanto pela diversidade de temas, gêneros, como o sublinha Marie Bouvard em A poesia polonesa do século XX, vozes e faces, ainda se mantém sem dúvida pouco conhecida do público francês, mesmo que ela encontre repercussão em várias coletâneas traduzidas neste idioma. A recepção da poesia polonesa, e certamente da poesia de Milosz, permanece duvidosa. Pode-se inscrevê-la na problemática mais vasta do lugar da poesia e do lugar do livro em nossa época. Sempre se soube que o conhecimento mútuo, conhecimento de domínios culturais, não é um processo que vai por si. A interrogação quanto à dificuldade de impor na França autores maiores provenientes do que chamamos de “a outra Europa” e que continua num sentido do ser, necessita de atualidade. Como compreender o eco relativamente fraco que suscita a poesia de Milosz na França, como explicar a ignorância da poesia do mais europeu dos poetas?  Certamente, várias coletâneas, entre as mais representativas da sua obra, apareceram em francês: Criança da Europa e outros poemas, A idade do homem, que é uma tradução conjunta de 1981, um ano após a atribuição do prêmio Nobel. A antologia de Constantin Jelenski, lançada em 1984 sob o título Poèmes (1934-1982), composta de poemas traduzidos em colaboração com poetas franceses (não conhecendo o polonês), Terra inesgotável, Fayard, 1989, a coletânea Crônicas, Fayard, incluindo Uma estação e Por Héraclito, 1990, e mais recentemente Tratado de teologia, Cheyne, 2003. A tradução da obra permanece ainda fragmentária. Deveria ser traduzida de forma mais completa, fazendo parte do patrimônio cultural vivo, das escolas, das universidades, das instituições culturais, tornando-se assim familiar ao público que se interessa pela poesia, pela literatura, pela filosofia, descobrindo-se, portanto, àqueles que pensam que a poesia é abstrata e necessariamente hermética. Existe certamente um público potencial para a poesia de Milosz. No entanto, ela é ausente dos manuais escolares dos estudantes, dos liceus, e seria interessante medir sua presença nos programas universitários de licenciatura em Letras. Mesmo incompleta, a obra traduzida em francês constitui, contudo, um reflexo precioso da riqueza dessa poesia, de sua dimensão ética e filosófica, de seu engajamento num humanismo singular, mas universal, de uma busca poética cujo objetivo é o conhecimento, conhecimento de si e do mundo. É essa busca poética e a busca de uma linguagem própria para exprimir suas interrogações existenciais, como sua admiração pela beleza do mundo, o enigma que representa a vida, que vou explorar aqui.  Poesia dos anos 1930 até os anos 1990, tendo já sido abundantemente comentada, escolhi me interessar mais particularmente pelas derradeiras coletâneas de Milosz, Aquilo (To) e Espaço segundo (Druga przestrzen).

Desde as primeiras coletâneas de inspiração catastrófica dos anos 1930 até os poemas da maturidade, passando pelos poemas da Resistência, poemas de circunstância nos anos 1980 e 1990, as obras, as mais bem realizadas, tais quais as coletâneas Criança da Europa ou Terra inesgotável, a poesia de Milosz se inscreve na busca existencial e de linguagem que não subscreve às modas, que se desvia mesmo radicalmente. Assim Milosz será sempre crítico às buscas puramente formais.  De fato ele confere à poesia uma missão, a de testemunhar (cf. Testemunho da poesia): testemunhar a época, a história, a vida cotidiana, a natureza, os sentimentos e atos humanos, a esperança e a inquietude, o desastre e o encantamento. Nessa ótica, o poeta trabalha uma forma nova, que ele chama de “uma forma mais ampla” (cf. Terra inesgotável):

“Absorver com os olhos o interior de uma loja de flores, escutar as vozes dos homens, sentir sobre a língua o sabor do café que iremos beber. […] Eu me sou multiplicado, sou em cada uma e em cada um ao mesmo tempo; minha duração efêmera não tem nenhum poder sobre mim.”

Milosz elabora uma linguagem que possa dar conta da terra inesgotável, do mundo inesgotável, da vida inesgotável, uma linguagem que transforma igualmente, num movimento dialético, no tempo e no movimento de sua própria transformação, naquele que o fala. Assim, a sua poesia é não somente uma reflexão sobre o mundo, mas também sobre a linguagem, material do poeta. E como poderia ser de outra maneira, sendo na e pela linguagem (o logos) que se elabora uma ordem do mundo; e o que pensamos do mundo? O que é aqui evocado é o movimento do espírito, o encaminhamento daquele que busca, que não se congela diante das atitudes, dos clichês, que não mais adere às modas literárias, que corre mesmo o risco de escrever em uma linguagem poética que resiste à sua época, que se diferencia.  Se o poeta é membro “de uma trupe nômade” (cf. O poema Conta rendida (Sprawozdanie), Na Brzegu rzeki (À margem do rio), em movimento, eu acrescentaria que o tradutor, cujo material é igualmente a linguagem, é ele também membro dessa trupe, enquanto barqueiro, viajante, inventor de um texto que já existe na língua, mas que se deve reinventar numa outra língua, colocando-se numa proximidade fraternal ao texto de origem, mas guardando a justa distância para nele restituir todos os sentidos e o ritmo. O tradutor, transpondo o poema, o faz viajar, inventa, por sua vez, uma língua. Ele introduz o texto numa comunidade mais larga que a comunidade nacional. Para Milosz, essa ideia de uma larga comunidade humana é  essencial.

Essa reflexão sobre a linguagem, no entanto, não adota a forma de um tratado teórico abstrato. Ela se traduz muito concretamente nos poemas, por uma atenção sustentada no mundo sensível, na singularidade dos seres e das coisas.  “A forma mais ampla” se desdobra englobando narrações, diálogos, descrições, convocando a história, a natureza, os humanos. Ela inclui tanto a reflexão metafísica quanto a materialidade do mundo. E no seu método de questionamento, essa poesia aparece polifônica: o poema é o lugar no qual se desenvolve um questionamento existencial, um colocar em questão afirmações, ideias feitas, clichês, intolerâncias, o lugar em que se trabalha o conhecimento.

As duas coletâneas que mencionei, Aquilo (To) e Espaço segundo (Druga przestrzen), poemas da maturidade, são a realização de uma busca poética totalmente empreendida em favor da esperança de reencontrar o sentido, numa época e numa civilização que minou o sentido após ter violado os valores da cultura europeia. (Faço referência aos horrores da guerra que duravelmente marcaram a consciência do poeta e deixaram sua marca na cultura, na memória não somente europeia, mas mundial.) De onde, nesses poemas de grande intensidade e de grande claridade, o lugar investido à memória, à história, a insistência sobre o fio que religa as gerações, as ações humanas, a tentativa de encontrar o fio condutor, uma direção à existência humana, apesar do caos, contra a incoerência do mundo, contra o absurdo e o sentimento de absurdo ao qual podemos ser tentados a aderir.

Um tal tratado um homem jovem não escreverá.

Não acredito somente se a ele foi ditado pelo medo da morte.

Ele é (…) um adeus à decadência 

Na qual tombou a língua de minha época.

(…)

Que venha na nossa palavra a realidade  

Ou seja, o sentido,

Impossível sem ponto de referência absoluta.

(”Um tal tratado”, Tratado de teologia)

 

(Continua na próxima semana…)

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* Nascida na Tunísia, Isabelle Macor-Filarska vive na França. Teve numerosas passagens no estrangeiro (Grã-Bretanha, URSS, Israel, Marrocos), notadamente na Polônia, onde efetuou uma parte das suas pesquisas literárias sobre a poesia polonesa contemporânea. Após ter feito estudos de literatura anglo-americana e letras modernas e linguística, defendeu, em 1993, uma tese de doutorado em literatura comparada na Universidade de Sorbonne. A tese, intitulada Poesia polonesa e poesia francesa do pós-guerra: dois conceitos da realidade em torno de uma figura central, Czeslaw Milosz  foi publicada pela Universidade de Lille III. Professora de língua e literatura francesas na Escola Internacional da Aliança Francesa de Paris (desde 1984), onde criou um ateliê de literatura escrita, ela também ministra cursos em literatura comparada na Universidade de Saint-Quentin-en-Yvelines, seminários de tradução e dá conferências e recitais de poesia, acompanhada de músicos. Tradutora de poesia polonesa contemporânea, publicou poemas de Halina Poswiatowska, Ewa Lipska, Wislawa Szymborska, Czeslaw Milosz, Miron Bialoszewski, Maciej Niemiec, Urszula Koziol etc., traduzidos com a colaboração de Grzegorz Splawinski, dentro de numerosas revistas de poesia (Le Nouveau Recueil, PO&SIE, Plein Chant, Passage d’Encres, Pleine Marge, Voix d’Encre, Encres Vagabondes, Arsenal, Grèges etc.), assim como coletâneas de poemas de Ewa Lipska, Halina Poswiatowska, Wislawa Szymborska, nas edições L’Ancrier, Strasbourg, 1996, La Maison du Nord/Pas-de-Calais, Beuvry, 1995 e 2004,  Wydawnictwo Literackie Cracovie, 1998, Caractères, Paris, 2004.  Participou do Panorama da Poesia Polonesa Contemporânea, publicado em junho de 2000 pelas edições Noir sur Blanc, Paris. Em 1999, obteve uma bolsa de tradução do Centro Nacional do Livro. Publicou pela Aubier (Flammarion), Paris, coleção histórica, em setembro de 2006, uma tradução, em colaboração com Agata Kozak, de uma obra de história medieval: L’Europe des Barbares, de Karol Modzelewski. Contato: isabelle.macorfilarska@gmail.com e http://sites.google.com/site/macorfilarska

** Ana Lucia Gusmão cursou Comunicação Social, com ênfase em Jornalismo, na PUC do Rio de Janeiro. Alguns anos depois, fez pós-graduação em Língua Portuguesa e há cerca de 10 anos entrou para a área editorial, fazendo revisão e copydesk para várias editoras cariocas. Contato: algcm.machado@gmail.com

     Sandra Freitas é formada em jornalismo pela PUC/RJ. Trabalhou sempre como redatora e revisora em jornais e agências de publicidade do Rio e da Bahia, onde morou durante muitos anos. De volta ao Rio, especializou-se em Língua Portuguesa pela Faculdade de São Bento e trabalha desde então para revistas e editoras cariocas. Contato: sandracolodetti@gmail.com